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Boire une eau de qualité : définition & bienfaits dans le cadre d'une maladie auto-immune




L’eau est un élément fondamental de la santé. Mais quand on vit avec une maladie auto-immune, la question de la qualité de l’eau que l’on boit devient encore plus importante. Dans cet article, nous définissons ce qu’est une eau de qualité, son impact sur le système immunitaire et la santé globale, notamment dans le cas de maladies auto-immunes, et comment améliorer concrètement sa consommation d’eau au quotidien.


Définition : qu’est-ce qu’une « eau de qualité » ?


Une eau « de qualité » est une eau sans risque sanitaire et conforme à des normes strictes en matière de contaminants microbiologiques, chimiques et physiques. Les normes de potabilité reposent sur des seuils réglementés qui garantissent qu’aucun agent pathogène (virus, bactéries) ou polluant chimique (métaux lourds, nitrates, pesticides) ne dépasse des niveaux dangereux.

Dans de nombreux pays développés, comme en France ou en Belgique, l’eau du robinet répond à des critères très sévères contrôlés de manière régulière.


Par exemple en France, l’eau distribuée doit satisfaire à environ 70 critères de qualité sanitaire, qui couvrent des paramètres microbiologiques, physico-chimiques et toxicologiques : bactéries pathogènes, nitrates, métaux lourds (comme plomb, arsenic), pesticides, mais aussi des caractéristiques organoleptiques (absence de goût, d’odeur ou de couleur anormale). Ces critères sont établis par la réglementation française (notamment l’arrêté du 11 janvier 2007) et par la Directive européenne sur l’eau potable (EU 2020/2184), qui harmonise les normes entre États membres (Le Centre d’Information sur l’Eau, 2018)






Pourquoi l’eau de qualité est essentielle à la santé


L’eau est le principal constituant de l’organisme humain :

  • Le corps d’un adulte contient environ 50 % à 70 % d’eau, selon l’âge, la composition corporelle et le sexe : les enfants ont une proportion plus élevée et les personnes âgées une proportion plus faible (USGS, Water Science School, 2019).

  • Cette eau est présente dans le sang, la lymphe et dans toutes les cellules, les tissus et les organes, constituant un milieu indispensable à la vie et aux réactions biochimiques.


Besoins hydriques quotidiens recommandés

Les apports en eau doivent compenser les pertes permanentes de l’organisme (respiration, transpiration, urine, selles). La plupart des recommandations nutritionnelles soulignent que :

  • L’apport total en eau (boissons + aliments) chez l’adulte se situe généralement autour de 2,0 L/jour pour les femmes et 2,5 L/jour pour les hommes (EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition, and Allergies (NDA), 2010).

  • Ces apports tiennent compte à la fois de l’eau bue sous forme de boissons et de l’eau contenue dans les aliments

Les besoins augmentent en cas de : chaleur, activité physique, fièvre, troubles digestifs, prise de certains médicaments (diurétiques, corticoïdes…), pathologies auto-immunes avec fatigue ou inflammation chronique.


Rôles physiologiques majeurs de l’eau

L’eau est indispensable pour :

  • le transport des nutriments, hormones et oxygène

  • l’élimination des déchets métaboliques (reins, foie, intestins)

  • la régulation de la température corporelle

  • le maintien de la pression sanguine

  • la lubrification des articulations

  • le bon fonctionnement du cerveau

  • la détoxification

  • la fonction immunitaire

Chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes, ces fonctions sont souvent déjà fragilisées (fatigue chronique, inflammation, troubles digestifs, atteintes rénales, etc.), ce qui rend l’hydratation encore plus cruciale.


Boire beaucoup d’eau n’est bénéfique que si cette eau est de bonne qualité.Sinon, on risque d’introduire régulièrement dans l’organisme des substances et molécules nocives (métaux lourds, pesticides, résidus médicamenteux, PFAS, perturbateurs endocriniens…) qui peuvent perturber le système immunitaire, la thyroïde, l’axe hormonal et les mécanismes inflammatoires — des axes particulièrement sensibles chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes.




Hydratation et immunité : liens scientifiques


Contaminants chimiques et réponse immunitaire

La qualité de l’eau ne se limite pas à son goût ou à sa transparence. De nombreux polluants présents à l’état de traces dans l’eau potable peuvent exercer des effets dits immunotoxiques, c’est-à-dire perturber le fonctionnement du système immunitaire.

Parmi les substances les plus étudiées figurent notamment :

  • Les métaux lourds (plomb, cadmium, mercure…), capables de déclencher ou d’aggraver des réponses auto-immunes dans des modèles expérimentaux, en favorisant l’inflammation et la perte de tolérance immunitaire (Elizabeth K Leffel et al. Toxicology, 2003).

  • Les PFAS, souvent appelés polluants éternels, associés à une diminution de la capacité du système immunitaire à produire des anticorps et à une réponse vaccinale affaiblie (PMC).

Ces substances sont particulièrement préoccupantes car elles sont persistantes dans l’environnement et peuvent s’accumuler dans l’organisme. Même à faibles doses, elles peuvent modifier l’équilibre immunitaire chez certains individus.

Les données toxicologiques disponibles suggèrent clairement que réduire l’exposition à ces polluants constitue un levier pertinent en santé auto-immune (Emma Arnesdotter, et al., Crit Rev Toxicol. 2025).


Hydratation, barrière immunitaire et inflammation

Au-delà de la présence ou non de contaminants, le niveau d’hydratation joue lui aussi un rôle central dans la régulation du système immunitaire.

Une hydratation adéquate permet notamment :

  • de maintenir l’intégrité des muqueuses (intestin, voies respiratoires, bouche), véritables barrières de défense contre les agents pathogènes ;

  • de soutenir le microbiote intestinal, pilier majeur de l’immunité ;

  • de faciliter l’élimination des médiateurs de l’inflammation ;

  • d’optimiser la circulation lymphatique et sanguine, essentielle au transport des cellules immunitaires.

À l’inverse, un manque d’eau favorise la concentration des toxines, la stagnation lymphatique, la fatigue et peut accentuer l’état inflammatoire chronique.


Ce que montre la recherche récente

Des travaux scientifiques récents confirment ces mécanismes : une étude a montré que la restriction hydrique modifie profondément l’équilibre du microbiote intestinal et réduit la population de cellules immunitaires Th17 dans le côlon, diminuant ainsi l’efficacité de l’organisme à éliminer certains agents pathogènes (Kensuke Sato et al., iScience Volume 27 Issue 6, 2024).

Ces résultats soulignent que l’eau ne sert pas seulement à « faire fonctionner la machine », mais qu’elle participe activement à la régulation fine de l’immunité, à l’équilibre du microbiote et à la stabilité inflammatoire : trois piliers essentiels chez les personnes vivant avec une maladie auto-immune.


Comment interpréter ces données au quotidien

Les recommandations d’apports hydriques fournissent une base utile pour la majorité des adultes mais elles doivent rester flexibles et personnalisées. Il est essentiel d’observer les signaux du corps (soif, couleur de l’urine, niveau de fatigue) et d’adapter son hydratation en fonction :

  • de l’activité physique,

  • de la température extérieure,

  • de l’état inflammatoire,

  • des traitements médicamenteux.


Chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes, les besoins peuvent varier selon les symptômes, la présence d’atteintes rénales, digestives ou de sécheresse des muqueuses. Dans ces situations, échanger avec un professionnel de santé permet d’ajuster l’hydratation de façon sécuritaire et bénéfique.





Quel type d’eau consommer lorsqu’on vit avec une maladie auto‑immune ?

La minéralisation de l’eau joue un rôle important pour les personnes auto-immunes. On distingue généralement :


Type d’eau

Résidu sec / minéralisation

Exemples

Pour qui / avantages

Précautions





Faiblement minéralisée

< 50 mg/L

Mont Roucous, Volvic

 Hydratation quotidienne facile

- Idéale pour personnes avec insuffisance rénale ou régime pauvre en minéraux

- Peu d’apport en calcium et magnésium, donc compléter par l’alimentation si besoin

Moyennement minéralisée

50 – 500 mg/L

Contrex, Hépar, Perrier

- Apport modéré en minéraux

- Soutien santé osseuse et musculaire

- Bon compromis pour fatigue, crampes, stress

 Vérifier sodium si hypertension

- Adapter selon recommandations médicales

Fortement minéralisée

> 500 mg/L

Vittel, Saint-Yorre, Rozana

- Peut compenser pertes minérales ponctuelles (sport, sudation, fatigue intense)

- À consommer avec prudence si hypertension, maladies rénales ou inflammation chronique

- Éviter consommation régulière excessive


Sources : 

J M Fernández-García. et al., Semergen, 2025.

Luisa Petraccia. et al., Clin. Nutri, 2006.



Conseils pratiques pour une eau de qualité au quotidien


Même si la plupart des eaux du robinet en France et en Europe sont contrôlées et sûres, certains polluants persistants ou situations locales particulières (PFAS, métaux lourds, nitrates) justifient quelques bonnes pratiques pour réduire les risques et optimiser l’hydratation.


Hydratez-vous suffisamment

  • Visez 1,5 à 2 litres d’eau par jour, en tenant compte de l’eau contenue dans les aliments (fruits, légumes, soupes).

  • Ajustez vos besoins selon la chaleur, l’effort physique ou vos symptômes (fatigue, sécheresse, inflammation).

  • Observez les signaux du corps : soif, couleur de l’urine, sensation de fatigue.


Choisissez votre eau avec discernement

  • Eau du robinet : généralement sûre et surveillée. Vérifiez les rapports de qualité locaux disponibles auprès des services municipaux ou des agences sanitaires.

  • Zones à risques : si vous vivez dans une commune signalée pour dépassement de certains contaminants (PFAS, métaux…), privilégiez l’usage de filtres domestiques certifiés ou des eaux embouteillées fiables pour certaines populations vulnérables.

  • Eau en bouteille : de nombreux scandales ont montré que ce n’est pas automatiquement « plus pur ». Vérifiez l’étiquetage et les résultats d’analyses quand ils sont disponibles.




Utilisez des systèmes de filtration adaptés si nécessaire

Lorsque la qualité de l’eau du robinet soulève des interrogations (polluants, goût, odeur, contexte local), certaines solutions de filtration peuvent constituer un soutien pertinent, en particulier pour les personnes vivant avec une maladie auto-immune, plus sensibles à l’exposition environnementale.

  • Les filtres à charbon actif peuvent réduire certaines substances chimiques et améliorer le goût. Parmi les solutions disponibles, les purificateurs d’eau Berkey et Navoti font partie des systèmes couramment utilisés pour leur capacité de filtration étendue et leur simplicité d’utilisation au quotidien.

  • L’osmose inverse est une technologie de filtration plus avancée, capable d’éliminer une large gamme de polluants persistants (métaux lourds, nitrates, résidus chimiques, PFAS, etc.). Le système Pimo constitue une option performante dans cette catégorie. 


A noter : L’osmose inverse produit une eau très faiblement minéralisée. Or, une eau trop pauvre en minéraux peut, à long terme, ne pas être optimale pour certaines personnes, notamment en contexte de maladies auto-immunes. Il est alors recommandé de veiller à un apport minéral suffisant par l’alimentation, d’envisager une reminéralisation de l’eau et de varier les sources d’hydratation selon les besoins individuels.



Limitez l’exposition supplémentaire aux contaminants

  • Ne chauffez pas l’eau dans des plastiques qui pourraient libérer des perturbateurs endocriniens.

  • Rincez les robinets le matin pour réduire les métaux pouvant stagner dans les tuyaux.

  • Pour les eaux en bouteille, privilégiez les bouteilles en verre ou les plastiques sans BPA.


Envie d’en savoir plus sur les perturbateurs endocriniens et leur rôle dans la santé auto-immune ? Découvrez notre webinaire en replay :



Informez-vous et adaptez vos choix !

  • Suivez les actualités locales sur la qualité de l’eau (alertes, recommandations sanitaires).

  • Consultez un professionnel de santé si vous avez une maladie auto-immune, surtout si votre hydratation est impactée par des traitements, des troubles digestifs ou des atteintes rénales.



En résumé

Boire une eau de qualité, c’est bien plus qu’une simple hydratation :

  • C’est assurer à votre organisme une base saine pour fonctionner,

  • C’est réduire l’exposition à des contaminants qui peuvent influencer l’immunité,

  • C’est soutenir votre bien-être, en particulier quand votre système immunitaire est déjà en déséquilibre.

Boire, c’est prendre soin de soi. Et en choisissant une eau saine, claire et surveillée, vous donnez à votre corps une meilleure chance de rester fort.



Sources










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Article rédigé par : Anne-Claire Dumont, Rédactrice BEAI & Naturopathe



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